De Conca à Asinau
Carnet de voyage Corse

La 1ère étape commence par une petite route que nous quittons à proximité du réservoir « Radical » pour
emprunter un sentier qui nous conduit au Bocca d'Usciolu (587 m). Il faut s'arrêter un peu avant le col pour
bénéficier d'une très belle vue du la rade de Porto Vecchio. Après 2 ou 3 Km en courbe de niveau, nous
descendons vers le ruisseau de Punta Pinzouta que nous franchissons deux fois avant d'atteindre les ruines de
Capeddu (850 m).
Le sentier, parfois raide, parfois très agréable, nous amène au refuge d'I Paliri.

Le refuge (20 places) est correct. Il dispose d'une douche froide en contrebas et de deux points de lavage du
linge.
Le dîner est savoureux et l'accueil d'un gardien, humoriste à ses heures, est cordial.
Cette première étape représente 926 m de dénivelées positives cumulées et 160 m de dénivelées
négatives. Elle ne présente pas de difficulté. Certaines portions de sentier en sous bois sont très
agréables. Je l'ai effectuée en 7 h 30 pauses comprises.

250 m après le départ, nous passons devant la source d'I Paliri. Puis nous montons vers le Foce Finosa (1206 m) qui offre de très belles perspectives sur le golfe de Porto Vecchio et les aiguilles de Bavella. Une succession de petites montées et descentes dans une forêt de résineux nous amène au Col de Bavella (1218 m) avec son auberge, son gîte, sa fontaine et .l’oratoire de Notre dame des Neiges.





Nous choisissons la variante alpine et une pente raide et caillouteuse nous amène aux aiguilles. C'est physiquement et techniquement intéressant mais on voit certainement beaucoup mieux les aiguilles du GR 20 que le nez dessus. Il faut être vigilant et bien suivre les marques jaunes pour rejoindre le GR. Un manque d'attention nous fait perdre du temps. Le GR nous amène ensuite, pratiquement en courbe de niveau jusqu'à un gué qui doit poser quelques problèmes en hautes eaux. Il ne reste plus qu'à gravir 150 m de dénivelée pour arriver au refuge vers 16 heures.
Le refuge (29 places) est complet. Le gardien s'engage à nous mettre des matelas dans la cuisine après le
service du dîner, soit 21 h 30. Il le fait et nous passons une bonne nuit. Par contre il refuse (à 16 h) de nous
faire à dîner. Je comprends très bien qu'il ne puisse pas nous servir le menu du jour. Mais est ce bien difficile
de casser quelques oeufs ou de jeter quelques pâtes dans l'eau bouillante ???
La variante alpine rend cette étape un peu plus tonique que la précédente. Elle représente à peu près
900 m de dénivelées positives cumulées et 430 m de dénivelées négatives. Elle m'a demandé 10
heures de marche compte tenu des pauses et de notre erreur de parcours.
L'étape la plus longue du GR 20 nous attend pour le lendemain.
Auteur : Patrick Lavarde
Publié le 11/09/08



