L'arrivée à Cuba

Carnet de voyage Cuba

Le samedi 12 Avril 2002, mon vol de la compagnie aérienne panaméenne «Copa Airlines», au départ de Bogotá à 8h30, atterrit à la ville de Panamá, dans le pays du même nom, une heure et demi plus tard. Après une bonne heure d'attente à l'aéroport international de Tocumen, je pris un autre avion pour La Havane, Cuba, pour un vol de deux heures et demi.

Carte de Cuba


A l'immigration

Au service de l'immigration, les fonctionnaires cubains brillent par leur application et leur zèle à déceler une quelconque anomalie dans votre passeport et vérifient avec grand soin que la photo d'identité de celui-ci correspond bien avec le visage étranger qui les observe de derrière la vitre. Les formalités d'immigration furent d'autant plus longues qu'une grande partie des passagers du vol Panamá-La Havane arrivaient tout droit de la très stigmatisée Colombie, tristement connue pour envoyer des «mules» le ventre rempli de cocaïne aux Etats-Unis, en Europe, dans les Caraïbes, etc. Même avec le passeport français de l'Union européenne on échappe pas à la méfiance du brave fonctionnaire.

Après donc une petite heure de queue, je puis enfin retrouver mon sac à dos sur le tapis roulant. Il ne restait plus qu'une seule étape pour accéder au hall d'arrivée de l'aéroport José Martí de La Havane : présenter le petit autocollant vert des bagages, collé à l'arrière du billet d'avion, pour démontrer que le sac ou la valise que vous êtes entrain d'enlever est bien le vôtre. On vérifia aussi mon passeport et «ô miracle», on découvrit... un visa colombien ! (serait-ce un étudiant trafiquant de drogue ?) «Monsieur, allez vous asseoir là-bas et attendez s'il-vous plaît.»


La fouille

Un petit groupe de fonctionnaires discutèrent de mon cas en me regardant de loin, d'un oeil suspicieux, et un monsieur s'approcha pour m'emmener dans une petite pièce à l'abri des regards. Pendant que le moustachu fouillait consciencieusement mon sac et se montra impressionné par le rasoir électrique, un jeune prenait des notes, assis devant un bureau. Mon Lafuma fut fouillé de fond en comble et je me suis même vu poser la très naïve question «vous consommez de la drogue ?» Mais heureusement n'ayant rien à me reprocher j'ai pu filer, libre ! Je précise tout de même que je n'ai pas été le seul à avoir été inspecté mais ce traitement reste quand-même l'exception... l'exception française :-))

Vers 16h j'entrai enfin dans le hall d'arrivée de l'aéroport, pour y rester trois bonnes heures puisque l'avion Air France au départ de Paris transportant mes parents et ma sour ne devait atterrir que vers 19h20. Ce furent les bisous et les étreintes après trois mois sans s'être vus !


De l'aéroport à l'hotel

Ayant loué depuis la France une voiture avec l'opérateur de voyage Havanatur, nous avons pris possession de notre Toyota Yaris version «coffre volumineux» dans le parking de l'aéroport. Et c'est parti pour l'aventure, direction l'hôtel Deauville sur le Malecón dans la Vieille Havane !

Le trajet de l'aéroport à l'hôtel n'est déjà pas facile de jour pour un touriste fraîchement débarqué mais alors de nuit ça devient vraiment cocasse ! Le plus dur consiste à éviter les nombreux nids de poule dès qu'on arrive dans la ville de La Havane et surtout à trouver son chemin, l'extrême rareté des panneaux indicateurs n'aidant en rien. Mais comme les Cubains se font un plaisir de vous indiquer votre route, arriver à bon port est finalement humainement possible !



Auteur : Philippe Kauffmann

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