Pinar del Río et ouest de l'île
Carnet de voyage Cuba
Le 15, nous sautons dans notre superbe voiture de location, livrée dans les délais et en bon état, le plein fait, et partons direction Pinar del Río en passant par le Maleçon, ce qui semble plus facile, du moins qui ne nous a pas posé de problème. À l'entrée de l'autopista, plein de monde attend en faisant du stop. On ne sait pas trop où aller, on prend dans la direction qui nous semble être la plus logique, et là deux jeunes Cubains nous font des signes et nous disent qu'on s'est trompé de direction.. Ça semble un peu étrange. comment savent-ils où on va ?!? En fait, la direction prise était celle de Mariel, qui est une ville vraiment pas touristique. Du coup, nous acceptons de transporter Daniel et Denis, qui deviennent ainsi nos guides jusqu'au lendemain matin ! Arrêt rapide à las Terrazas, où les paysages sont beaux mais qui est un peu trop touristique, après quoi nous roulons jusqu'à Pinar del Río sans encombre. Là, nos deux guides improvisés nous trouvent une casa particular plus que correcte, la « Villa Ana » (Calle coló, 269, Frank País y 2da, Pinar del Río). Studio indépendant à l'étage avec deux pièces, une pièce d'eau avec agua calliente, et terrasse. Pour un peso convertible supplémentaire, quelqu'un surveillera notre voiture durant la nuit, c'est en tout cas ce qu'on nous dit, et la voiture est intacte le lendemain matin, c'est finalement ce qui compte ! Le soir même nous visitons la ville avec notre guide Denis qui nous amène à la cathédrale, où nous attend une visite privée guidée par le sacristain, épisode mémorable de notre voyage. Pour bien comprendre, il faut expliquer que nos craintes toutes helvétiques nous ont poussé à dire que nous étions belges. Du coup, déjà au moment d'entrer dans le parc protégé de las Terrazas, où il faut annoncer sa nationalité, Daniel dit que nous sommes Belges. Du coup également, après nous avoir montré la quinzaine de statues présentant des Saintes Vierges, le sacristain nous demande tout naturellement comment se nomme la Sainte Vierge... en Belgique. Petit moment de solitude à deux, et surtout fou rire évité de justesse. En réalité, les gens sont vraiment sympathiques, accueillants et chaleureux. Ils sont fiers, à très juste titre, de nous montrer leur pays et leur patrimoine. Nous étions gênés d'avoir menti sur notre nationalité et avons arrêté de raconter n'importe quoi à ces gens qui, eux, sont sincères... La soirée se poursuit en ville, où, par chance, se déroule le « Festival del libro ». Nous n'avons pas vu un seul livre, mais avons assisté à des concerts de salsa et admiré des gens du public qui dansaient de manière incroyable, avec une facilité qui nous sidère ! La danse s'effectue à plusieurs couples et se transforme en carrousel. Bref, nous ne ferons pas de démonstration de danse ce soir ! Ca attendra notre retour en Suisse, et encore...
Le lendemain matin, après notre premier somptueux desayuno, nous partons visiter la plantation de tabac dans laquelle travaille Daniel. La visite est agréable, nous sommes les deux seuls touristes présents, et le guide officiel qui parle français nous explique dans le détail la culture du tabac et la fabrication des différents cigares. Un rouleur de cigare s'active sous nos yeux, nous pouvons déguster en direct un cigare (enfin. en tant qu'ex fumeur repenti, je ne cède pas à la tentation, qui pourtant est forte !), et la somme demandée (2 CUC par personne) apparaît tout à fait justifiée.
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Nous
nous séparons de Daniel et Denis qui auront décidément été deux
guides hors du commun, et poursuivons notre route en direction de Viñales,
petite ville touristique au milieu de magnifiques paysages (entre
autre les Mogotes, qui
sont de surprenantes collines rocheuses d'où pendent une
multitude de stalactites). Pour y arriver sans se perdre, la
technique qui a fait ses preuves la veille est utilisée :
prendre des auto-stoppeurs ! Pas besoin de s'inquiéter, pour
en trouver, il suffit de rouler environ 25 mètres ! Une jeune
Cubaine timide nous indique la route et la voiture se remplit au fil
des kilomètres. Nous décidons de poursuivre notre route en
direction du Nord, vers l'océan. Un hôtel affichant complet nous
oblige a continué notre route, et tant mieux car ça nous permet de
découvrir Puerto Esperanza,
petit village de pêcheur au charme indiscutable, où il est facile
de trouver une belle casa
particular à des prix encore corrects (mais il faut quand même
négocier un peu !). Le village est très calme, et le « poulet
maison » excellent ! Une petite bière sur le bord de mer
achetée dans une cantine pour quelques pesos se laisse déguster
sans peine sous un beau soleil amorçant sa descente. la vie est
belle !
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Le
lendemain, nous reprenons la route dans notre splendide petite
voiture verte qui n'est pas encore tombée en panne, direction La Havane.
Toujours de belles expériences
tant du point de vue des paysages que des personnes qui nous
accompagnent sur la route. Et toujours le même procédé pour ne pas se perdre : demander aux
gens, c'est si simple, et bien plus sûr que les GPS utilisés
chez nous ! Nous effectuons un petit détour vers le nord pour
traverser la ville de Mariel,
qui est effectivement industrielle et pas spécialement belle à
voir. Bref, sans être horrible, ce n'est pas non plus la
destination de rêve. Ainsi, nous décidons de continuer notre
route, retraversons La Havane par le Maleçon, où un petit arrêt
s'impose, et continuons sur la côte nord en direction de Varadero,
où nous devons être le lendemain matin. A partir de là, honnêtement,
ça devient beaucoup moins drôle. Les paysages se gâtent, les
puits de pétrole poussent, et les gens deviennent moins
accueillants, les routes aussi. On tombe même sur des auto-stoppeurs qui ne montent pas dans
notre carrosse de rêve sous prétexte qu'on ne va pas exactement
là où ils aimeraient. Il y a bien des plages et des hôtels, mais
cela semble plutôt destiné aux Cubains. Les seuls hôtels à
touristes de la région sont complets, et de toute façon pas très
attrayants. Nous tentons de trouver une casa
particular à Guanabo,
petit village pas du tout convaincant, dont la moitié au moins des
routes est impraticable. Accueil honnêtement décevant, et aucun
logement en vue, du coup nous continuons notre route et arrivons à Playa
Jibacoa, un peu plus à l'est où l'un des deux hôtels, qui
n'est pas réjouissant à voir et qui semble désert affiche
complet. Sans se poser trop de questions, nous nous laissons
guider par la seule
personne qui semble disposée à nous aider à trouver un toit pour
la nuit et aboutissant dans la demeure d'une gentille veille dame,
mais dont la maison n'est pas à la hauteur des 30 CUC que l'on
nous demande pour la
nuit. Quand on demande si la douche est équipée avec de l'eau chaude, on nous répond
qu'il y a de l'eau chaude disponible dans les baños. et la nuance est de taille. En réalité, il n'y a pas
d'eau courante dans la maison, et l'eau chaude se trouve. dans
des bidons... Bon, ne faisons pas trop les difficiles, c'est juste
pour une nuit, et après, on se rattrapera à Varadero. Mais quand même,
on déconseille franchement cette région de l'île. De plus, les
repas servis ce soir-là et le lendemain matin représentent les
seules grosses déceptions culinaires de nos 15 jours cubains. Alors
n'y allez pas !
Bref, la
nuit passée, nous poursuivons notre chemin direction Varadero,
où nous arrivons en fin de matinée. Club all inclusive tout à
fait plaisant, chambre avec vue sur l'océan, cadre magnifique,
ambiance très touristique, trop touristique, nous avons
l'impression d'avoir vu deux pays différents.
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Le 25 nous quittons le club en début de soirée pour rejoindre la Havane en bus, vols de retour sans particularité, si ce n'est des hôtesses encore moins agréables qu'à l'aller et un retard d'une heure pour le vol Madrid-Genève. On arrive à 19 heures. IL FAIT FROID !
Auteur : Vanessa et Paul
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