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Cuba en BackPacker (sac à dos)

Discussion dans 'Cuba' créé par Revenant, 12 Août 2017.

  1. Revenant

    Revenant Membre

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    Cuba en BackPacker est tout à fait faisable, beaucoup de témoignages sur le net dans toutes les langues. Mais pour vous faire comprendre les choses vraies et fausses qu’on peut lire ici ou ailleurs, quelques explications.

    Concernant le logement :

    Il n’y a guère plus d’une vingtaine d’années qu’il est possible pour un touriste de loger chez l’habitant. Avant, et même aujourd’hui, aucune loi n’interdisait à un touriste de loger chez un Cubain. Sauf que le Cubain pouvait être accusé de commerce illégal s’il accueillait un étranger chez lui. D’ailleurs, il pouvait l’être également s’il accueillait un Cubain non membre de sa famille, ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

    Dans les années 90, Cuba a autorisé les propriétaires de leur logement à louer une ou deux chambres, sous certaines conditions de confort. Il leur fallait donc accommoder ces chambres, demander et payer une autorisation, et payer des taxes mensuelles fixes et assez élevées, qu’ils louent ou pas. 2 licences différentes, une autorisant à louer en devises (dollars, CUC), l’autre en CUP (Peso Cubain) uniquement pour les résidents cubains. Plus tard, les règles ont été changées ; plus de 2 chambres possibles, logement en entier non partagé avec les proprios possible, moins de taxes, puis encore moins de taxes mais avec impôts sur le revenu, fin de l’obligation de n’employer que des membres de la famille, obligation de payer des charges sociales pour les employés, etc.

    Sur ces 2 phases, le touriste ne pouvait donc que loger en hôtel, puis après que en hôtel ou chez l’habitant louant officiellement son logement ou une chambre.

    Sur la carte de tourisme, il était donc OBLIGATOIRE de noter l’hôtel ou on logeait à l’arrivée. Puis, lorsque la possibilité de loger chez l’habitant est arrivée (1994), on pouvait donc mettre à la place l’adresse de l’habitant où on logeait. Les touristes, à l’époque, passaient beaucoup par les agences ou TO pour préparer leur voyage, car internet n’était pas autant développé qu’aujourd’hui. Les agences ont donc perdu beaucoup de réservations d’hôtel, et comme ils vendaient aussi des billets d’avion, ils exigeaient souvent des prestations terrestres ou un minimum de 2 ou 3 nuits d’hôtel avec les billets d’avion, et disaient même que ces 2 nuits d’hôtel étaient obligatoires. Même les ambassades cubaines l’indiquaient sur leurs sites.

    A partir de 1995, année de mon premier voyage à Cuba, j’ai fait plusieurs voyages à Cuba avant d'apprendre que ces 2 nuits d’hôtel n’étaient pas obligatoires et ne l’ont jamais été à proprement dire. En 1999, je logeais chez mes amis après avoir demandé à l’immigration de transformer ma carte de tourisme en A2 (visa dit familial). Peu après, sur un autre très grand forum qui venait de naître, un intervenant (JD SDF à Cuba sur ce forum) apprenait à tout le monde que ces 2 nuits n’étaient pas obligatoires, pour le plus grand plaisir des voyageurs, ce que j’ai pu confirmer.

    Donc, aujourd’hui, voyager en BackPacker, c’est-à-dire à moindre coût par rapport à la destination (et non gratuit comme certains le croient), est tout à fait faisable, en prenant en compte les indications ci-dessus, c’est-à-dire qu’il sera très difficile (mais pas impossible) de vous loger gratuit. Il vous faudra toujours vous diriger vers une chambre à louer officielle chez l’habitant, ou en camping (bungalows).

    Concernant les repas :

    C’est certainement le sujet dont vous trouverez le plus d’aides sur le net pour les BackPackers.

    Les restaurants privés (incluant une grande partie des restaurants d’état en CUC puisque l’état les a cédés au domaine privé il y a peu) ne font pas vraiment partie des établissements que fréquentent les touristes en BackPacker car relativement chers.

    En dessous côté prix (8-12 CUC), il y a les paladares (tables chez l’habitant) et les repas servis par les propriétaires logeurs (ceux qui louent officiellement des chambres).

    Encore moins cher, il y a les restaurants d’état en CUP (Peso Cubain National), où vous pouvez très bien manger pour moins de 5 CUC (conversion faite).

    Pour finir, le plus économique sera toujours de manger dans la rue. Partout sur l’île, vous trouverez des Ventanitas (traduire par petites fenêtres), qui sont des fenêtres ou portes d’entrées où l’habitant (détenant une licence pour cela) propose diverses choses à manger (pizzas, assiettes de spagghetis, boissons, café, etc.) toujours en CUP. On trouve aussi des sandwichs, des omelettes, et les fameuses cajitas (traduire par petites boîtes) qui sont des petites boîtes en carton d’environ 22 cm sur 12 cm et 4 cm de hauteur, avec à l’intérieur une bonne portion de riz congri, avec une part de poulet ou de porc, un peu de verdure/tomate/concombre, et selon, un fruit ou/et une boisson) pour une vingtaine de CUP (moins de 1 CUC). Des milliers de Cubains s'y servent chaque jour.

    A côté de tout cela, il y a les ventanitas transformées en vraie restauration rapide type fast food, les fruits, légumes et autres qu’on peut acheter au marché ou dans la rue, la possibilité d’acheter du pain, et des produits en tiendas…

    Donc, là-aussi, destination sans difficulté pour les BackPackers.
     
  2. Revenant

    Revenant Membre

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    Concernant les transports :

    Là aussi, strictement aucune loi n'interdit à un touriste de monter dans la voiture d'un Cubain (l'auto-stop existe), mais un Cubain chargeant un touriste peut être accusé de commerce illégal s'il ne possède pas de licence de transport de passagers
    .
    On ne va pas parler de l’avion, passage quasi obligatoire pour rejoindre Cuba, ni des vols nationaux pour traverser l’île. Avant, jusqu’à 2000 me semble-t-il, un vol national Santiago de Cuba – la Havane était inclus dans le billet d’avion pour Santiago de Cuba avec la Cubana de Aviacion, puisque le retour se faisait par la Havane. J’en ai profité quelques fois, et fut déçu lorsqu’ils l’ont supprimé en mettant en place des retours depuis la Havane avec escale à Santiago.

    Pour se déplacer, il y a donc en premier lieu les bus Viazul. Il y avait aussi les bus Astro, bus utilisés par les Cubains mais ouverts aux touristes. Depuis peu, les seuls étrangers pouvant prendre un bus Astro sont ceux qui sont officiellement étudiants à Cuba, c’est tout ! Ceux qui vous racontent que des amis l’ont pris il y a peu affabulent, ou ce n’est pas si récent que ça.

    Il y a aussi les bus Transtur, une alternative aux bus Viazul que nous a fait découvrir JD SDF, et très largement relayé sur tous les forums, même par ses détracteurs qui ont même fait un topo copié sur celui de JD SDF..

    Ensuite, il y a bien sûr les taxis, solution onéreuse pour un BackPacker, sauf s’il arrive à le partager avec d’autres touristes. Pratique qui se généralise de plus en plus, et rendu facile par la complicité des taxistes, des agences Viazul ou autre, et les proprios.
    A l‘intérieur des grandes villes, les colectivos, taxis en CUP, appelés Almendrones ou maquinas, sont idéaux pour rejoindre un autre quartier ou municipio. Ils ont un point de départ et d’arrivée précis, ainsi qu’un itinéraire précis dont ils ne dévient pas, mais pas d’horaire. Ils ne partent qu’une fois plein, ou presque, et on peut monter ou descendre où on veut sur l’itinéraire. Les prix sont fixes par personnes, que le taxi soit plein ou pas, il suffit de dire où on va pour que le chauffeur vous dise le tarif (25 CUP pour la course la plus longue Havana Vieja jusqu’à ou de Guanabo (playas de este)). Les chauffeurs n’ont pas le droit d’augmenter ces tarifs (tarifs fixés par l’état).

    Il existe des colectivos qui font d’une ville à l’autre, toujours aux mêmes conditions que ci-dessus. Par exemple la Havane – Viñales pour environ 5 CUC (conversion faite).
    Une fausse légende mal véhiculée. Il se dit que les touristes sont mal vus dans les colectivos, car ils prennent la place d’un local dans un pays ayant des difficultés de transport. C’est vrai et faux. En fait, il y a quelques lignes très demandées à certaines heures, et un touriste intelligent doit quand même respecter et comprendre que ce sont des lignes avant tout pour les locaux. Il suffit d’aller aux points de départ de ces colectivos et de vous renseigner sur les destinations auprès des chauffeurs. Vous verrez qu’il y a toujours quantité de colectivos qui attendent des clients pour partir, et l’arrivée d’une ou deux personnes même touristes leur permettra de partir plus rapidement, ce qui sera autant apprécié par les chauffeurs que les passagers. Par contre, si vous êtes seul et que deux Cubains arrivent alors qu’il ne reste qu’une place, soyez sympa de céder votre place au Cubain. Les étrangers habitués à utiliser depuis parfois 20 ans respectent cela, mais c’est bien de faire comprendre cela aux futurs voyageurs.

    A l’intérieur des villes, il y a aussi les bicitaxis, les motos, pour se déplacer à moindre coût, ou encore les cocotaxis (chers), les transports urbains, ou encore les camions pour un confort moindre, mais reliant des municipios entre eux, et même des villes ou villages.

    Et enfin, il y a le train, pas rapide, pas top côté confort, mais vraiment typique, reliant les grandes villes faisant satellites pour les villes et villages régionaux.

    Donc, là-aussi, un grand choix pour un BackPacker.

    Vous voyez, Cuba est une destination tout à fait faisable en BackPackers. Les Cubains vous aideront. Bien-sûr, certains risquent d’en profiter pour essayer de gagner une commission un peu sur tout. N’hésitez pas à négocier les prix, toujours avant de prendre.

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    Vous risquez de recevoir des messages en privée me dénigrant ou dénigrant d’autres personnes. N’hésitez pas à les signaler tant en public qu’au webmaster ou modérateur. Cela a permis sur un autre forum de faire bannir une personne utilisant VPN et plusieurs pseudos pour dénigrer des intervenants en privé. Ça aide fortement les forums à rester utile aux futurs touristes.
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    Christian, 22 ans de Cuba, une quarantaine de séjours sur l’île, marié depuis 2001 à une Cubaine, et nous sommes parents d’un enfant Franco-cubain de bientôt 7 ans.
     
  3. JD SDF a CUBA

    JD SDF a CUBA Membre Actif

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    Hola Revenant

    c'est un excellent résumé, pour les Routard, les back Pakers, les vrais.....Bravo !

    Je vais te confier une chose, pourquoi mon site se nomme:
    JD SDF ?
    Tout simplement quand j'ai commencé il a 22 ans bientôt à vouloir voyager libre, sac au dos. et sortir de l’encadrement touristique, car je voulais voir le vrai Cuba, à la Cubaine, comment ils vivaient, ce qu'ils mangeaient, ce qu'ils buvaient, où ils dormaient et comment, l'école, la santé, le prix des aliments et tout le reste. Leurs sorties, leurs plaisirs.

    J'ai voulu me positionner en tant que SDF à Cuba, et on m'a dit : >> c'est interdit m'sieur, ici il n'y a pas de SDF ici! Tout le monde a un toit. Le camping sauvage, c'est interdit, (cela l'est toujours) les Maison de la Jeunesses n'existent pas (telles qu'on les connait chez nous. Seul le mode Campismo est autorisé (à l'époque) mais seulement pour les Cubains (petits bungalows sommaires en bord de rivière ou de plages), ...<<
    J'ai dis Ok, et j'ai continué à faire ce que je voulais dans ce pays en étant au plus près de la population, car je voulais savoir et comprendre ce que l'on me cachait.... ce que je fais de partout ou je passe.
    Je prenais les mêmes transports, les mêmes resto (souvent d'entreprises), j'achetais des légumes et du poulet et je mangeais chez eux, je dormais chez eux dans les grandes villes. Par contre dans les villages j'allais voir le responsable du CDR (Comité de la Revolucion ...il y en a plus de 100 000 à Cuba) qui me donnait toujours l'autorisation en m'indiquant une maison pour dormir...(Un peu comme aux Philippines dans les îles, où l'on va saluer le chef du village Le Captain Barangay...et hop ...contact ...et le tour est joué!)
    Tout cela, ne pas oublier que c'était il ya longtemps, mais encore aujourd'hui à Cuba, c'est possible, et encore plus facile.

    La seule chose que je conseillerai, c'est d’avoir du temps devant soi, il faut prendre son temps et écouter ! C'est aussi d'avoir un itinéraire pas trop défini !
    J'ai toujours de nombreux contacts avec les Back Pakers ou personnes qui font Cuba à Vélo, et je les aident toujours au maximum. Beaucoup continuent de s'adresser à moi.

    Donc, je reviens au début de mon message:
    JD , on sait pourquoi, et SDF (Sans Domicile Fixe en français se dit aussi en espagnol : SIN DOMICILIO FIJO , mêmes initiales et même but, celui du Back Pakers, du Routard sac au dos.

    Jacques DEPOLLIER du site JD SDF a Cuba
    21 ans de Cuba / 79 voyages
     
  4. Revenant

    Revenant Membre

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    Merci Jacques. Pour le JD SDF, j'avais compris la signification, mais avec un doute sur le pourquoi. Tu viens de m'éclairer.

    Je ne suis jamais allé aussi loin que toi dans le "SDF", même s'il m'est arrivé plusieur fois entre 1995 et 2001, en pleine après-midi, de ne pas savoir où j'allais dormir le soir. Puis je n'étais jamais seul (sauf pour les vols transcontinentaux). Mes parents et ma famille m'ont souvent dit que j'étais fou de partir seul avec mon fauteuil roulant... sauf un de mes frères qui me motivait (pour me piquer mes affaires peut-être). C'est une expérience super, j'ai toujours trouvé de l'aide sans même la demander, même à deux heures du mat après un vol de Paris avec du retard. C'est pour ça que j'ai toujours dit que Cuba n'est pas un pays si compliqué si on prend le temps d'écouter et comprendre.

    Christian
     

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