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Traversée de l'Afrique en tandem

Discussion dans 'Forum Afrique' créé par TandemetAfrique, 12 Octobre 2009.

  1. TandemetAfrique

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    12 Octobre 2009
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    Bonjour,

    Avec mon ami nous prévoyons de traverser l'Afrique du Caire au Cap à vélo tandem à partir de décembre prochain et pour 6 mois. Voici le parcours prévisionnel de notre voyage à vélo tandem en Afrique, basé sur les cartes Michelin 745 et 746. Il demande donc à être affiné et même si l’on ne peut pas tout maitriser à l’avance, autant éviter les grosses impasses. Le parcours ne prend pas encore réellement les contraintes du terrain, quelles soient politiques ou physiques. C’est plus un enchainement de fantasmes, mais j’ai pris l’habitude de les réaliser... Merci pour vos remarques, vos conseils, vos expériences. Ce serait dommage de rater l’inratable… De même, le parcours s'appuie sur les axes routiers mais nous apprécions les itinéraires plus tranquiles sur piste et sommes donc preneur de toute info à ce sujet.

    Egypte :
    Départ du Caire. Nous suivrons le Nil, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, en général la plus tranquille. Visites des sites incontournables. On prend le visa pour le Soudan à Assouan puis route jusqu’à Abou Simbel. De là on prend le bateau pour passer la frontière.
    Questions :
    - J’ai entendu dire que la libre circulation des vélos était possible depuis le début de cette année. Vous confirmez ?
    - Peut-on prendre le bateau pour traverser le lac Assouan depuis Abou Simbel ou est-on obligé de le prendre à Assouan ?

    Soudan :
    Arrivée en bateau à Wadi Halfa, on suit le Nil rive droite jusqu’au temple de Kawa. On traverse ensuite le désert de Nubie pour arriver sur Karima. Visite des temples de nubiens de Jebel Barkal. On traverse ensuite le désert Bayuda jusqu’à Atbara, rive gauche du Nil. Poursuite le long du Nil jusqu’à Khartoum, préférentiellement rive gauche mais les temples de la rive droite semblent immanquables. A partir de là, on suit le Nil Bleu rive gauche jusqu’à Ed Damazin.
    Questions :
    - Les soudaniens sont-ils toujours accueillants, notamment vis-à-vis des cyclistes ?
    - La traversée de cette partie du désert nubien (entre Dongola et Karima) n’est pas trop aride ?
    - Idem pour la portion entre Morowe et Atbara avec l’état de la route qui semble plus incertain.
    - Les temples rives droite entre Atbara et Khartoum sont-ils immanquables ? Est-ce le fameux Meroe en question ?
    - Khartoum est-elle immanquable ?
    - Peut-on prendre aisémment son visa à la frontière Soudan-Ethiopie au niveau du Nil bleu ?

    Ethiopie :
    Montée sur le plateau éthiopien à partir de Guba. On rejoint ensuite Bahir Dar par la route principale. On loge le lac Tana puis les montagnes du Simien via Gondar. Eventuellement escapade pédestre dans le parc du Simien. On poursuit jusqu’au bord du plateau via Axoum et Adigrat. Desente dans la dépression du Danakil par Bere Ale pour suivre ensuite la piste jusqu’à Serdo. On continue dans le rift par la route jusqu’à Shashemene via Awash (on squizze alors la capitale Addis Abeba). Nous ferions alors les formalités de passage à la frontière. De là on part sur Arba Minch pour aller dans la vallée de l’Omo. Passage de la frontière au niveau de Todentag.
    Questions :
    - Les enfants éthiopiens sont-ils toujours aussi agressifs ? Est-ce dangereux pour des cyclistes ? Est-ce limité aux enfants ?
    - La route entre la frontière soudanaise et Injbara (via Guba) est-elle aisément praticable ?
    - Vaut-il mieux remonter au nord via Gondar ou Maychew ? Gros dilemme entre Lalibela et le Simien… Quelle est sinon la moins pire pour la pratique du vélo ?
    - Le nord de l’Ethiopie est-il toujours formellement déconseillé ?
    - Pour descendre sur le Danakil, faut-il nécessairement se faire encadrer par 4 soldats ? Jusqu’où ? Est-ce possible à vélo ? Désolé mais j’ai toujours les images d’Ushaia dans la tête…
    - Est-ce un problème (ou un bien) de ne pas passer par la capitale ?
    - Peut-on passer la frontière au niveau de l’Omo ou le checkpoint obligé est Moyale ?

    Kenya :
    On continue à longer le rift via Lokitaung, Lodwar, Kitale, Nakuru, Naivasha, Narok pour arriver à la réserve de Masaï Mara. On ne passe pas alors à Nairobi, les abords du Mt Kenya ou du lac Victoria...
    Questions:
    - Quid de la triple frontière Soudan/Ethiopie/Kenya au niveau de la pointe N du lac Turkana ? Il sera par exemple difficile d'obtenir un visa d'entré sur la route envisagée. Peut-on dans ce cas-là le prendre à l'avance en France ?
    - Ne passerait-on pas des centres d'intérêt essentiels du Kenya ? Beaucoup de routes mais difficiles de faire un itinéraire logique...
    - Que pensez-vous de la série des grands lacs Albert, Edouard, Kivu et Tanganika ? Immanquable ?
    - Comment sont les abords du rift, raides ?
    - Est-ce un problème de ne pas passer par Nairobi ?
    - Est-ce inconscient d'envisager de traverser la réserve Masaï/Serengueti à vélo ? Désolé encore mais toujours ces images d'enfance d'un documentaire projeté dans une salle Imax...
    - Faut-il systématiquement faire valider/tamponner la sortie d'un territoire et du Kenya en particuliers ?

    Tanzanie :

    On arriverait sur le territoire par la réserve du Sérengueti pour rejoindre la capitale Dodoma en suite le rift par la route Arusha/Dodoma. De là descente logique sur Mbeya pour passer au Malawi aux abords du lac Malawi.
    Questions:
    - Même question sur la praticabilité du Sérengueti à vélo.
    - Si vous avez des infos sur la route Arusha/Mbeya qui suit le rift. Pas 50 itinéraires non plus...

    Malawi :
    On longe le lac jusqu'à Mzuzu par la route principale pour ensuite continuer à l'est par la route secondaire en passant par Nkhata Bay, Nkhotakota, Monkey Bay, Zomba, Blantyre jusqu'à Nsanje. On passe la frontière au niveau de Vila.
    Questions:
    - Comment est l'accueil en général au Malawi ? Vos impressions sont les bienvenues.
    - Quelles sont vos impressions/expériences également dans ce pays quelque peu mystérieux...

    Mozambique :

    On traverse le Zambèze au niveau de Nhamlibue pour le suivre ensuite jusqu'à Caia et bifurquer ensuite SO puis O Pour contourner par l'O le parc de Gorongosa. On continue la route principale qui rejoint ensuite la côte à Macovane. On la suit ensuite par la même route jusqu'à Maputo via Inhambane. De là excursion à Madagascar ?
    Questions:
    - Des infos sur la côte mozambicaine, sur le parc Gorongosa, sur un éventuel ferry Maputo/Toliara (Madagascar) ? Pareil pas 50 itinéraires si on veut longer la côte à priori.
    - Vos avis sur Madagascar (dépend du contexte actuel également)

    Afrique du Sud :
    On passe la frontière au niveau de la côte à Zitundo pour continuer le long de la côte. La l'agglomération de Durban semble à éviter, donc on pourrait bien rentrer dans les terres et envisager de passer par le Lesotho. On retrouverait alors la côte au niveau de Port Elisabeth puis plein O jusqu'au Cap !
    Questions:
    - Quel est l'accueil en général ? Le livre des Poussins donne pas forcément envie de rencontrer l'afsud moyen...
    - Vos avis sur le Lesotho
    - Vos coups de cœur

    Merci pour réponses.

    Hélène et Olivier
    http://tandemetafrique.canalblog.com/
     
  2. sylveno

    sylveno Membre

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    Vous posez des questions sur les routes du Kenya et de Tanzanie :
    Le Nord du Kenya est interdit au tourisme à cause de l'instabilité des voisins éthiopiens, soudanais et somaliens. Il y a régulièrement des combats, du brigandage, des émeutes, des prises d'otages... et des morts.

    Il y a 3 ans il n'y avait pas de routes goudronnées dans la plupart des endroits où nous sommes passés.
    On était dans une camionnette Toyota et on a été plusieurs fois ensablés, bons pour attendre parfois quelques heures un camion ou un 4x4 pour nous délivrer, on se cachait du soleil sous des épineux minusculement bas pour ne pas mourir d'insolation (en septembre). Pensez que le soleil tropical/équatorial est "mortel" et c'est pas nécessairement une question de température : prévoyant de monter le Lengai, Rémi et Enoch ont couru 10 min à plat dans la brousse pour voir. Avec l'altitude (1500 m) malgré un bon entrainement physique et bien que la température était un peu fraiche (On supportait facilement un polaire la nuit), c'était vraiment très très dur. Pour tout dire, on avait des étoiles devant les yeux à la fin de la course. (pour 10 min de course !)

    Pour les parcs il est obligatoire de prendre un 4x4. On ne peut pas s'y promener seul. C'est trop dangeureux. Les camps pour dormir sont surveillés par des gardes armés. Enoch s'est cru malin de les feinter pour sortir se promener. Il s'est fait remonter les bretelles en rentrant. Le mois précédent, un touriste qui se croyait malin lui aussi s'était fait tuer par un buffle. Quelques jours avant, un léopard avait emporté un enfant qui était sorti de la terrasse du restaurant (quelques mètres). Il est impossible de camper hors des camps : buffles, lions, léopard, hippopotames, scorpions, serpents, éléphants, hyènes. Un soir, on s'est retrouvé bloqué dans la brousse. Obligés d'y passer la nuit, les guides ont fait un feu immédiatement pour éloigner les animaux et en même temps se signaler. Ils en menaient pas large parce qu'ils n'avaient pas d'armes. Avant de s'allonger, on a du remuer toutes les pierres et les jeter plus loin pour être sûrs.

    L'eau maintenant : en dehors des villes, elle est rare. Pour se laver, on avait heureusement des lingettes (c'est pas si bien mais bon...). Même dans les hotels de luxe, l'approvisionnement peut être problèmatique. Mais pas de panique, ils fournissent souvent un seau par nuit et par personne. Avec la chaleur et l'altitude (qui dessèche plus encore que la chaleur) il faut transporter d'énormes provisions d'eau potable.

    Rouler en vélo est tout à fait impossible, avec un tandem ce doit être bien pire. Contactez Thomas qui est sur place pour voir ce qu'il en pense. Même goudronnées, les routes sont souvent ensablées. De toute façon, il n'y a pas de goudron dans les parcs (c'est pas le parc régional du haut languedoc). Á certains endroits, la poussière de sable envahit l'habitacle de la voiture.

    On a survolé avec internet (Google earth, Wikimapia, Google map) ça a pas l'air d'avoir changé.

    Tout ça, au Kenya et en Tanzanie qui sont des pays stables et où tout est axé sur le tourisme !

    On vous a parlé des endroits bien précis pour passer les frontières. Le guide du Routard que nous avions acheté "de l'année" avait un tas de renseignements faux à ce sujet. Par exemple, d'après les renseignements internet et GDR, il y a trois points de passage entre kenya et tanzanie, c'est faux, il n'y en a qu'un : Namanga. On voulait passer par Magadi et le lac Natron, on a dû rebrousser chemin.

    En Tanzanie, il y a un péage "à la tête du client" entre chaque commune avec une barrière gardée. Une fois un gars nous a rattrapés plusieurs kilomètres après parce qu'en passant par la piste on n'avait loupé un des passages.

    Même ici en Inde du Nord le tandem serait impossible : les routes sont trop cabossées pour ça. Le vélo individuel oui. En Afrique (ce que nous connaissons Ouest et Est), l'utilisation du vélo reste rare. Les gens marchent ou vont en bus.

    On se rend bien compte que nos renseignements sont pessimistes mais nous n'avons nullement l'intention de vous décourager ou d'être rabat-joie et si vous arrivez au bout, c'est une formidable aventure.
     

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