Entrée dans l’ossuaire
Galerie d’Anatomie comparée, RDC
Ticket en main, vous passerez alors le point de contrôle des billets avant de vous engouffrer dans un univers incolore. Le rouge de l’extérieur du bâtiment est bien loin. Seul l’écorché humain qui vous fait face sur son piédestal dès la première porte franchie en rappelle la tonalité. Le reste n’est que du blanc ou presque. La faute au nombre démentiel d’ossements qui se trouvent rassemblés ici sous le même toit.
Le rez-de-chaussée est peuplé d’une faune pour le moins étrange : aucune vie ne l’anime. Un troupeau statique de mammifères, de cétacés trônent au centre de la Galerie. Là, un ensemble de squelettes représentant les équidés et leurs différentes versions : ânes, chevaux véloces ou plus massifs comme percherons. À côté, le célèbre rhinocéros de Louis XV vous montre son crâne encore serti de ses cornes. Si vous ouvrez bien les yeux, vous trouverez sur l’un des spécimens la trace d’un coup d’épée qui a réglé son compte à la bête et lui à permis d’arriver dans ce lieu. Plus loin, c’est le cétacéum. Les squelettes prennent alors des dimensions inquiétantes et poussent à l’humilité. Le rorqual de plus de 20 m de long reste l’un des plus remarquables.
Enfin, le fond de la galerie du rez-de-chaussée réservée à l’Anatomie comparée vous offre l’animation de la visite : la vitrine des monstres de St-Hilaire, assez saisissant et quelques peu ragoûtant. Derrière la façade vitrée, des anormalités se battent pour obtenir la palme du plus gros défaut. Qui gagnera de l’oiseau siamois ou du cochon à deux fesses et donc six pattes ? La vitrine en tout cas ameute la foule. En revenant vers l’entrée, vous passerez alors devant les restes de carnivores (ours blancs par exemple) avant d’arriver chez les hominidés pour finalement retrouver ce cher écorché aux teintes vivaces. Bon à savoir : les naturalistes ont placé dans cette salle une chimère. Ils se sont amusés à combiner des parties de squelette d’animaux différent. Un petit indice pour vous aider à la retrouver et ne pas vous laisser tromper par ces gais-lurons : ladite chimère a un crâne de lézard et des pâtes de pigeon.
Le spectacle des animaux qui auraient pu être en vie et que vous pouvez encore voir en chair à l’extérieur s’achève alors. Un étage au dessus, un autre vous est offert : celui d’animaux que vous ne pourrez jamais observer entre les deux yeux. Enfin heureusement pour vous…
Le rez-de-chaussée est peuplé d’une faune pour le moins étrange : aucune vie ne l’anime. Un troupeau statique de mammifères, de cétacés trônent au centre de la Galerie. Là, un ensemble de squelettes représentant les équidés et leurs différentes versions : ânes, chevaux véloces ou plus massifs comme percherons. À côté, le célèbre rhinocéros de Louis XV vous montre son crâne encore serti de ses cornes. Si vous ouvrez bien les yeux, vous trouverez sur l’un des spécimens la trace d’un coup d’épée qui a réglé son compte à la bête et lui à permis d’arriver dans ce lieu. Plus loin, c’est le cétacéum. Les squelettes prennent alors des dimensions inquiétantes et poussent à l’humilité. Le rorqual de plus de 20 m de long reste l’un des plus remarquables.
Enfin, le fond de la galerie du rez-de-chaussée réservée à l’Anatomie comparée vous offre l’animation de la visite : la vitrine des monstres de St-Hilaire, assez saisissant et quelques peu ragoûtant. Derrière la façade vitrée, des anormalités se battent pour obtenir la palme du plus gros défaut. Qui gagnera de l’oiseau siamois ou du cochon à deux fesses et donc six pattes ? La vitrine en tout cas ameute la foule. En revenant vers l’entrée, vous passerez alors devant les restes de carnivores (ours blancs par exemple) avant d’arriver chez les hominidés pour finalement retrouver ce cher écorché aux teintes vivaces. Bon à savoir : les naturalistes ont placé dans cette salle une chimère. Ils se sont amusés à combiner des parties de squelette d’animaux différent. Un petit indice pour vous aider à la retrouver et ne pas vous laisser tromper par ces gais-lurons : ladite chimère a un crâne de lézard et des pâtes de pigeon.
Le spectacle des animaux qui auraient pu être en vie et que vous pouvez encore voir en chair à l’extérieur s’achève alors. Un étage au dessus, un autre vous est offert : celui d’animaux que vous ne pourrez jamais observer entre les deux yeux. Enfin heureusement pour vous…
Sophie Graffin
Publié le 01/07/10
Crédits photos : © B.Faye / MNHN ; © Graffin
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