Balisage, signalétique des chemins, hébergement, restauration
Informations pratiques Chemins de Saint-Jacques de Compostelle
Le balisage des itinéraires vers Saint-Jacques de Compostelle est inégal et la signalétique utilisée est variable d'une région à une autre. Ces symboles sont les plus couramment rencontrés sur les chemins menant à Compostelle. La signalétique européenne de l'Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe permet d'homogénéiser le balisage des itinéraires pédestres vers Compostelle au niveau européen.
Les différentes signalétiques existantes permettant de se repérer en route sont de type :
- positionnel (un signe fixe rappelle que vous êtes bien sur le chemin)
- directionnel (flèche indiquant la direction à suivre)
• Signalétique européenne de l'Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe : signalétique positionnelle ou signalétique directionnelle par la juxtaposition d'une flèche jaune
• Marquage GR : signalétique positionnelle et directionnelle
• Flèches jaunes : signalétique directionnelle
• Le symbole de la coquille sous toutes ses formes : signalétique positionnelle et directionnelle
Dans les villes : Certaines communes jalonnent la traversée du centre-ville et signalent les monuments par une signalétique spécifique :
• Périgueux (Dordogne), Saint-Sever (Landes) : coquilles de bronze.
• Bordeaux : sceaux de bronze au sol, plaques de rues émaillées, plaques d'identification des monuments au sol.
• Montpellier : clous de bronze au sol, dépliant.
Hébergement
Selon l'itinéraire choisi, le type, la quantité, la qualité et le tarif des hébergements varient. Les chemins les plus fréquentés disposent de gîtes d'étape, refuges adaptés aux cheminants. En Espagne, le Camino Francés ne manque pas de possibilités d'hébergement tant le chemin est fréquenté. D'autres chemins moins équipés sont toutefois praticables mais offriront moins de possibilités de haltes et/ou nécessiteront un budget plus conséquent.
La plupart de ces hébergements sont réservés en priorité aux pèlerins qui marchent de jour en jour en portant leurs affaires sur le dos. La Credential est un bon passe-droit dans ce cas là. Les hôtels sont à préférer par ceux qui sont accompagnés d'un véhicule.
Types d’hébergement pour faire halte :
• Gîtes d'étape (refugio, albergues) : généralement en dortoirs plus ou moins grands, ils disposent d'un service minimum (lits, matelas, sanitaires, douches, coin cuisine). Les draps et les ustensiles sont rarement fournis (notamment en Espagne). Réservation fortement conseillée en France, impossible en Espagne (règle du « premier arrivé, premier servi »).
• Chambre d'hôtes (casa rural) : lieu d'accueil plutôt confortable ne disposant pas toujours d'un coin cuisine. Certaines proposent la demi-pension (repas du soir, nuit, petit-déjeuner). Réservation fortement conseillée en France, impossible en Espagne.
• Hôtels : Une des possibilités pour ceux qui ne marchent pas en portant leur sac, ou qui sont accompagnés d'un véhicule. C'est aussi une bonne alternative en cas de refuges complets, ou pour les plus fatigués, l'occasion de faire une halte moins bruyante que dans un grand dortoir.
• Bivouac (campement de nuit) et camping : L'équipement nécessaire pour le camping impose un poids supplémentaire important à transporter et des opérations quotidiennes de montage-démontage. Il n'existe pas de camping à chaque halte. En Espagne, ils sont peu nombreux au long du Camino Francés et coûtent souvent plus cher qu'un refuge. Le camping sauvage et le bivouac sont strictement interdits en Espagne. En France, seul le bivouac est toléré.
• Accueils spirituels : certains monastères, presbytères proposent le gîte et le couvert. Moins nombreux sur les itinéraires, ils sont avant tout des lieux de prière.
Budget :
Très variable suivant le type d'hébergement, le budget journalier nécessaire est plus important en France qu'en Espagne. Un budget minimum sera nécessaire pour accomplir la pérégrination vers Compostelle. Certains gîtes n'affichent pas de tarifs et demandent une participation libre.
Si certains pèlerins « pseudo mendiants » ou « coquillards » tentent d'en abuser sous prétexte de faire le pèlerinage comme au Moyen-âge, la courtoisie est d'y laisser quelques euros et le gîte en bon état en échange de l'accueil qui y est offert.
Les hébergeurs proposent de plus en plus de tarifs spécifiques pèlerins bon marché.
Moyenne des tarifs en France :
• Gîte d'étape : De 5€ à 12€ la nuitée
• Chambres d'hôtes : De 25€ à 60€ la chambre de deux personnes (demi-pension de 25€ à 35€ par personne)
Moyenne des tarifs en Espagne :
• Refugio, albergue : de 3€ à 9€ la nuitée
• Casa rural : de 20€ à 50€ la chambre de deux personnes (demi-pension de 25 à 35€ par personne)
Réservation :
En France, il est fortement conseillé de réserver l’hébergement plusieurs jours à l'avance et d'honorer ses réservations. Au plus fort de la saison (mai à septembre) les réservations sont quasi-obligatoires pour ne pas avoir de surprises de gîte complet lors de l'arrivée au gîte à la fin de l'étape.
En Espagne, les réservations sont impossibles dans les gîtes réservés aux pèlerins, c'est la règle du «premier arrivé, premier servi».
Restauration
En Espagne, les possibilités de ravitaillement et de restauration ne manquent pas. Sur le Camino Francés, de nombreux « menus pèlerins » sont proposés. Certains gîtes proposent un pique-nique ou un en-cas mais il est plus prudent d'avoir toujours sur soi de l'eau et quelques victuailles. Bonnes et mauvaises surprises : certains accueillants offrent des croissants, d'autres font payer le pain...
Sophie Graffin
Publié le 26/05/2010
Crédit photos : © ACIR/S.VAISSIERE
Source du texte des informaions pratiques : www.chemins-compostelle.com






