Carnet d'un voyage au Brésil
Quelques jours aux chutes d’Iguaçu, Iguaçu, du côté brésilien

- Quelques jours aux chutes d'Iguaçu
- Iguaçu, du côté brésilien
- Iguaçu, du coté argentin
- Le parc National d’Iguaçu
- Le grand barrage d’Itaipu
Quelques jours aux chutes d’Iguaçu
Le Brésil, pays de la samba, de la démesure, creuset des peuples et des cultures, qui couvre 4 fuseaux horaires pour 27 états et 5 grandes régions...
Pays mythique de l'Eldorado des Conquistadors, qui attire les Européens depuis l'an 1500... Ce pays nous a attirés et retenus : après un premier voyage à San Salvador de Bahia pour assister au carnaval, nous avons eu envie de mieux le connaître et nous y sommes revenus.
Là, un an plus tard, après quelques jours de fièvre tropicale à San Salvador de Bahia, nous prenons l’avion. Nous changeons à Brasilia, malheureusement sans avoir le temps de faire un tour de ville et arrivons à Foz de Iguaçu pour voir les fameuses chutes.
A la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay, nous venons passer presque trois jours dans ce « concerto de 275 chutes » formées depuis 150 millions d'années par l'embouchure de la rivière Iguaçu, lorsque celle-ci se jette sur la rivière Paraná.
Iguaçu, du côté brésilien
A la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay, les chutes d’Iguaçu, las «cataratas» sont souvent considérées comme les plus belles du monde. Ce sont en tous cas les plus larges, puisqu’elles s’étalent en arc de cercle sur un front de 2,7 km et presque les plus hautes: sur 275 chutes, 19 sont de grandes chutes (de 40 à 90 m de hauteur).
Aujourd’hui, nous visitons le côté brésilien du parc, dans l'Etat du Paraná. Notre guide nous raconte ce qu’en disent les Brésiliens, de ces chutes: «si la plus grande partie se situe en Argentine, c’est du Brésil qu’on les voit le mieux… »
Hé bien, c’est ce qu’on va voir !
Le bruit est déjà assourdissant, mais que dire lorsque nous
débouchons face à l’eau: Le fleuve Iguaçu, après avoir
parcouru 980 km depuis sa source et 23 km avant sa rencontre avec le
Parana, nous offre un spectacle à couper le souffle. «Iguaçu», en
langue indienne (prononcer «eu’guaçu ») signifie «grande eau»...
elle est bien là, la grande eau!
Nous suivons un sentier en forêt qui longe la ligne de crête. Une
surprise nous attend&: pendant la première partie du trajet, nous
sommes accompagnés par de sympathiques bestioles.
Ce sont des coatis, (Nasua narica), des mammifères qui
ressemblent au raton laveur, avec un corps plus mince, une queue
plus longue et un museau allongé et souple qui, théoriquement, sert
à fouiller le sol à la recherche d'insectes et de petits animaux.
Bien que partout, des pancartes demandent de ne pas nourrir les
animaux, beaucoup de gens sont tellement attendris par ces peluches
qu’ils leur lancent des morceaux de pain;: les moins farouches
posent complaisamment pour les photographes…
Mais ne nous détournons pas des chutes: étagées, elles se jettent les unes dans les autres, tantôt en minces filets perçant au travers de la végétation touffue, tantôt en larges et hautes cascades. Nous arrivons sur un balcon époustouflant, qui surmonte le «salto Santa Maria».
De là, nous avons une vue étonnante sur la «Gorge du Diable», qui nous fait face en Argentine, haute de 90 m de hauteur sur 700 m de large…
Le bruit nous entoure, ainsi qu’un nuage de brume chaude qui monte de l’eau… Des passerelles, à l’air bien frêle, ancrées dans le rocher, s’avancent au-dessus de la rivière en furie. Par moments, on a l’impression de survoler l’eau qui gronde sous nos pieds : vertigineux spectacle… Nous sommes éclaboussés, entraînés, submergés, ravis…
Mais ce qui nous attend plus loin, au «;Salto Floriano;», est encore plus fort;: un balcon s’avance à mi-hauteur de la chute. Nous enfilons les K-Ways pour nous précipiter au bout du balcon;: en quelques secondes, nous sommes trempés. L’eau vient de partout : d’en haut, d’en bas, de côté…
Le spectacle et les impressions se télescopent, tout ceux qui osent pousser jusque là crient ou trépignent de joie...

Un passage par un magasin de souvenirs
judicieusement posé là nous permet de reprendre haleine, puis un
ascenseur accroché au rocher nous ramène au sommet.
Là, notre
car nous attend et nous revenons à l’hôtel, à Foz de Iguaçu, la tête
bourdonnante et les yeux pleins du merveilleux spectacle offert par
la nature… Mais demain, une randonnée côté argentin nous attend :
que verrons-nous ?
Auteur : Michel et Marie-France
Site Web de l'auteur : http://www.carnets-et-voyages.net/bresil/bresil.htm
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