Musée Mahmoud Khalil, tour du Caire

Vendredi 24 juin 2005

Lever vers 9h. Très bonne nuit. Petit déjeuner « d'après la guerre » : il ne reste rien, sauf quelques cadavres froids ; le café est dégoûtant. Bref, des lendemains qui déchantent.

Nous partons ensuite au Musée Mahmoud Khalil (25 LE/p). Les photos sont interdites. Les tableaux et sculptures exposés sur trois étages sont l'œuvre de grands peintres et sculpteurs : Rodin, Monet, Van Gogh. Il y a également quelques beaux bronzes.

caire  caire

 

ticket

Au retour, nous nous faisons aborder par un tas de taximen, vu la proximité du Pyramisa et du Sheraton.

Mais on arrive à les éviter assez rapidement, Koko est spécialiste pour déprimer un taximan égyptien aussi hargneux soit-il.

Retour à l'hôtel où notre chasse d'eau fuit abondamment.

Un « technicien » vient réparer la chasse : il est resté cinq min, ça avait l'air de profondément l’exaspérer. Il s'est cassé et n'est jamais revenu. La chasse a continué à couler pendant trois semaines. Pas très « développement durable ».

 

caire  caire

Quelque peu refroidis par le petit déjeuner, l'ascenseur en panne et la chasse d'eau fuyante, nous décidons d'aller prospecter un peu ailleurs.
Taxi jusqu'à Talat Hard (4 LE) et visite d'une des chambre du Cosmopolitan Hotel. Grosse déception : la chambre est petite, sombre, vétuste et elle coûte 50 € (on n'a même pas demandé si le petit déjeuner est compris ou pas). La seule chose qui nous plaise dans cet hôtel ce sont les communs, avec un énorme ascenseur en fer qui occupe toute la partie centrale et son groom anachronique.

C'est l'heure de la prière et les mosquées aux alentours débordent de fidèles, les hauts parleurs hurlent, les rues sont désertes et les magasins fermés.
Nous retournons penauds à l'hôtel en empruntant le métro, achetons du pain (250 p) et des carrés de pizza (2 LE) dans une boulangerie installée à proximité, ainsi que quelques provisions dans une épicerie (jus de mangue, thon, Vache Qui Se Marre).

caire  caire

the cairo tower

Sieste jusque 18h avant d'aller au dixième étage de notre hôtel, au bar panoramique. C'est réellement une agréable terrasse, très propre, aux couleurs vives : jaune, orange, vert. Nous commandons 2 shich tawouk (218 LE) et 2 bières (28 LE).

Le temps passant agréablement, nous décidons d'aller à la tour du Caire (2*60 LE) en taxi (4 LE).

Le prix d'entrée avec une boisson revient à 80LE et avec un dîner à 100LE. Pour une caméra vidéo, c'est 20 LE de plus. Business is business.

cairo tower  cairo tower

Popol trouille un peu avant de sortir sur la terrasse extérieure de la tour mais le spectacle en vaut la chandelle : c'est splendide de voir le Caire d'en haut, brillant de mille feux, surtout la corniche avec ses felouques colorées. Popol mitraille malgré le vent violent qui souffle à cette altitude (près de 200m). Des tas de bateaux transformés en restaurants flottants sont amarrés le long de la corniche et attirent la foule, les boulevards sont remplis et il en émane un bruit assourdissant de klaxons. Tout autour de la tour, le Gezira Sporting Club, avec piscines, courts de tennis, et terrain de football. Devant nous, les bâtiments de l'Opéra éclairés dans une teinte jaune. La vue est vraiment sympa et les couples se pressent sur le bord de la terrasse pour en admirer la vue, serrés ensemble.

rue du caire  le caire la nuit

Le parc dans lequel est « plantée » cette tour abrite un petit café, sous les arbres avec une fontaine qui glougloute et une douce musique. Les arbres sont recouverts d"un filet de loupiottes. Néanmoins, il est désert. Faut-il en conclure que nos amis cairotes préfèrent la musique à fond les manettes ?

Nous revenons à l'hôtel en taxi (5 LE). Il est déjà 11h : c'est fou ce que le temps est vite passé. C'était une agréable journée.